Neige - Francis CUNY

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NEIGE, matière dure, souple, liquide …

             tu te prêtes à la taille, au modelage,

             tu t’agglomères d’une manière exceptionnelle.

Quel plaisir de se « mouler » en toi, te mettre en forme et faire naître l’émotion, permettant imaginaire et création.

Tu permets aussi ce « labeur » collectif où, nez rouge et gants gelés, chacun, petit et grand, va trouver sa place dans un bonheur partagé.

Avec toi, rien n’est figé, tout est découverte, tu es une « ondulation » permanente, c’est peut-être ça la vie.

De tous ces hivers, naissent ces belles rencontres qui m’ont permis d’apprécier ton beau travail à l’image de ta grandeur, cher Francis.

Pierre BERNARD

Les enfants aiment la neige…
Déjà bien avant qu’elle tombe, les enfants sont tout excités, on dit ici : « Ils font la neige !... »
Si la neige provoque l’euphorie et libère l’énergie des enfants, elle développe aussi une belle solidarité à pousser les voitures qui patinent pour avancer…..
En altitude, les gens des stations attendent la neige en se retrouvant au bar pour boire à sa santé et fêter sa prochaine arrivée.
Quand la neige enveloppe les villages à creuser des tunnels pour sortir des maisons, qu’on ne sait plus où la mettre dans les rues qui débordent… une nouvelle vie commence et on fait ensemble une place pour celle qui va revenir.
Décharger les toits pour soulager les charpentes…
Sabots, luge ou raquettes,
Girouette, bob ou traîneau,
Piste, fond, saut ou rando…
La neige….
Et puis, bonhommes hauts comme trois boules qu’on roule « à tous les gamins du coin » et on demande au voisin pour aider à monter la tête parce qu’elle risque de retomber de l’autre côté.
On se souvient tous de ces rouleaux qui grossissent de plus en plus vite, qu’il faut tourner à droite à gauche pour une belle rondeur à l’arrivée et des zigzags qu’ils laissent sur leur passage (et attention à l’herbe ou au sable qui remonte à la surface !).
Vus du ciel, tous les bonhommes de neige du monde sont au milieu d’une étoile avec autant de branches que d’enfants pour les construire.
La neige, c’est une deuxième nature qui couvre toutes les têtes qui dépassent, comme de la crème sur les gâteaux.
Aujourd’hui, toutes les cours d’école sont goudronnées, cylindrées pour éviter de trébucher sur les cailloux ou de tomber dans les nids de poules et flaques d’eau comme avant.
Pour tous les enfants qui courent dans les cours, c’est bien connu, on a moins de chance de tomber, mais quand on tombe, ça fait plus mal (davantage) sauf quand il y a de la neige bien sûr !
Je ne sais plus si notre cour d’école était de sable ou de goudron à l’époque du père COSSERAT notre instit, début des années soixante à VENTRON, mais ce qui est sûr, c’est que le coq qu’on a construit ensemble, à toute la classe réunie, était grandiose et d’une blancheur éclatante.
Un coq gaulois perché sur son socle avec une extraordinaire crête rouge écarlate faite de l’encre du même nom.
Comme un cadeau aux gamins que nous étions.
Vous imaginez cette envolée de moineaux pour le coq. Notre instituteur, peintre et musicien aussi, qui avait le sens du beau, n’a pas hésité à sortir la couleur pour cette sculpture passagère. Cette fameuse encre rouge si précieuse pour la correction des cahiers qui donnait à notre coq la fière allure d’un phare en hiver !

 
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